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Mes études en Russie

Ok, aujourd'hui je suis d'humeur bavarde. Autant en profiter ! Parlons un peu de la Russie. Pays de mes origines, je n'y suis allée qu'une seule fois pour mes études, mais je compte bien y retourner un jour, c'est sûr !

 

Lorsque j’étais étudiante à l'université Stendhal Grenoble 3, j'ai eu la possibilité de partir étudier 5 mois en 2012 à l'université linguistique d’État de Moscou (MGLU). Ce séjour à présent lointain m'a été bénéfique et profitable, et j’en garde un superbe souvenir que j’aimerais partager avec vous. Le sujet intéressera peut-être des étudiants qui passent par ici !

Vie pratique

Contrairement à d'autres étudiants partis en Erasmus, je n'ai pas eu besoin de chercher un logement par moi-même à Moscou. Ce qui, en étant à 3000km de Moscou, aurait été je l'avoue quelque peu contraignant. Il y a là-bas, et tout prêt de l'université, une résidence pour « étudiants étrangers ». Des familles aussi y vivent ainsi que quelques étudiants russes. Ce sont des blocs avec deux chambres (une pour deux personnes et une plus petite pour une personne) avec salle de bain, WC, et frigo compris. On m'avait dit qu'on essayait de regrouper par culture les étudiants, or je suis tombée à l'étage asiatique. Nous n'étions que deux européennes à cet étage. Je partageais mon bloc avec deux Japonaises qui n'étaient pas méchantes, loin de là, mais avec qui je n'ai pas vraiment lié contact. En effet, les Asiatiques, mis à part les Taiwanais, ont je trouve beaucoup de mal à s'ouvrir aux autres. Le loyer était de 200 roubles par jour (un peu moins de 5€), et aucune caution n’était à avancer. Il fallait le payer en liquide, dans la chambre 315. Il y avait dans la résidence deux cuisines par étage, avec trois cuisinières mais seulement quelques plaques qui fonctionnaient (eh oui, certains détails restent graver dans notre mémoire !). À notre arrivée, on nous a attribué un laisser-passer que l'on devait théoriquement présenter à chaque fois que l'on rentrait mais les gardiens nous reconnaissaient assez vite. 

Mon petit cocon Moscovite...
Mon petit cocon Moscovite...

Par ailleurs, il ne faut pas oublier de contracter une assurance complémentaire pour l'étranger. Le prix est assez élevé mais c'est nécessaire, ne serait-ce que pour faire la demande de visa. En Russie, le système médical diffère énormément du système médical français. Je parle en connaissance de cause, deux semaines après mon arrivée je suis rentrée d'urgence à l'hôpital pour une opération. J'y ai passé 3 jours. Le mieux est de ne pas comparer avec la France, car cela pourrait faire peur. Pour le coup, j’ai pu découvrir un autre aspect de la vie en Russie !

 

            A l’époque où j’y suis allée, les cartes Sim étaient gratuites, ou peu chères puisqu'on ne payait que le crédit qui allait dessus. Pour internet, il y avait plusieurs choix possibles. Tout d'abord la clé 3G que l'on rechargeait tous les mois de 30€, mais si on ne la rechargeait pas on pouvait toujours accéder à internet, cependant la vitesse était considérablement ralentie. Ensuite, il y avait le Beeline Wifi. Pour 500 roubles par mois, plus de deux fois moins cher que la clé 3G, on avait accès illimité à internet. Malheureusement, la vitesse n'était pas aussi élevée qu'avec une clé.

 

 

            Ce qui m'a le plus enchanté durant ce séjour, ce sont les cours et les professeurs. J'avais une dizaine de cours par semaine, ainsi que mon mémoire de master 1. Les professeurs sont vraiment disponibles pour les étudiants, et on noue avec eux une relation particulière. Ils sont toujours là pour nous aider. Contrairement aux cours en France, en Russie les cours sont pour la plupart oraux, ce qui ne fait que renforcer la relation professeurs – étudiants, même durant des cours dits magistraux tels que la sociologie, l'histoire …

MGLU, ça c'est de la fac ! Pas le MGU mais bien plus de classe que Stendhal !
MGLU, ça c'est de la fac ! Pas le MGU mais bien plus de classe que Stendhal !

            L'avantage d'être arrivée fin janvier, c'est que l'hiver a duré moins longtemps pour moi que pour les étudiants qui étaient déjà sur place. L'inconvénient, c'est d'arriver dans cette capitale alors qu'il fait -30° et nuit de 16h à 10h du matin. Pour le moral, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Mais on s'habitue vite. Moscou est une ville qui ne dort jamais, ou presque. Certains magasins sont ouverts 24h/24, ainsi que des restaurants. Pour le reste, en général c'est ouvert de 10h à 22h. Il y avait pas mal de petits magasins de nourriture aux alentours de la résidence, mais le mieux pour les courses était de se rendre à Auchan, à quelques stations de métro. J'apprécie particulièrement la nourriture russe, mais je ne le trouve pas assez variée. Aussi, beaucoup d'activités sont possibles à moindre frais. En hiver on peut patiner au parc Gorki qui se trouvait à quelques minutes à pied de la résidence, pour un tarif assez économique. De plus, c'est une immense patinoire en plein air et très appréciable. En été, dans ce même parc, il y a concerts, films, location de vélo, rollers, et même des cours de danse gratuits au bord de la Moskova (j’y ai découvert la Kizomba !)

Bilan du séjour

Ce séjour m’a permis améliorer mon niveau de russe, ainsi que pour découvrir la culture de ce pays. Malgré le froid qui y règne en hiver, les gens sont très chaleureux. Et je trouve indispensable pour un étudiant apprenant une langue étrangère d'aller passer quelques mois dans le pays de la langue en question. De plus, les professeurs là-bas m'ont fait redécouvrir des matières qui en France ne m'intéressaient plus vraiment, grâce à un autre système de fonctionnent des cours. C’est aussi grâce à ce séjour que je suis tombée dans la traduction puisque j’ai eu envie de changer de sujet pour mon mémoire et de me concentrer sur la traduction à partir d'un récit d'un auteur russe que j'affectionne tout particulièrement, après avoir trouvé plusieurs livres sur lui là-bas, alors que je n'en trouvais pas en France.

 

La Russie est un immense pays à découvrir. Les professeurs même nous encouragent à voyager. Alors, avec trois autres Françaises, nous avons entrepris un voyage qui nous faisait rêver depuis bien longtemps : traverser la Russie à bord du Transsibérien. Étant donné qu'on se trouvait en Russie, ce voyage nous a coûté bien moins cher que si nous avions dû l'organiser depuis la France. Nous nous sommes rendues jusqu'à Vladivostok en train, un trajet de presque deux semaines car nous nous sommes arrêtées dans certaines villes : Ekaterinbourg, Novossibirsk, Krasnoïarsk, Irkoutsk et Oulan-Oudé. Ensuite, après quelques jours passés à Vladivostok nous avons fait le retour en avion, vol d'une durée de 9h40. Au total, en comptant le train, l'avion, les hôtels dans les différentes villes et la nourriture nous avons déboursé environ 600€. J’en parlerai plus précisément dans un autre articles, avec des photos !

 

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