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Ça m’énerve !

 

Hola !

 

Aujourd’hui, c’est un article « coup de gueule » que j’écris. Eh oui, ça m’arrive aussi ! Certes, j’en ai déjà parlé ce matin sur Facebook / Twitter et LinkedIn, mais c’est un sujet qui me révolte tellement, qu’il faut que j’en parle encore !

 

Le sujet du jour sera donc… les tarifs de traduction !

 

Comme chaque traducteur, même freelance, le sait, le tarif des prestations de service est toujours délicat, et le sujet donne lieu à de nombreux débats… Se sous-estimer, se surestimer… Je ne sais pas s’il y a un tarif « parfait » (que ce soit au mot, à la page, à l’heure), car tout dépend bien évidemment du domaine, de la paire de langue, de la complexité du texte, voire même du délai, et aussi, du pays du donneur d’ordre.

 

En effet, je travaille essentiellement avec 2 agences basées en Espagne, qui ont d’ailleurs été les premières à me donner ma chance, mais les tarifs standards pour ces agences sont sous-payés quand on vit en France… J’ai travaillé une fois pour une agence Suisse et je peux vous dire que la différence se ressent vraiment ! C’est aussi pour cette raison que je suis à la recherche de nouveaux collaborateurs. 

Déjà, car comme on dit, il ne faut pas mettre ses œufs dans le même panier : certains mois mon CA dépasse mes espérances, mais souvent il ne dépasse pas la barre des 30€… Puis qui dit plusieurs collaborateurs dit également plus de diversité dans les projets ! Et ça c’est le plus chouette dans la traduction… Je peux passer de la traduction d’un e-commerce de vêtements ES-FR à un contrat de douane RU-FR avec un petit détour par du marketing pour un parc d’attraction ES-FR. On touche à peu près à tout, bien qu’on ait des spécialisations.

 

Pour en revenir au tarif traduction… Sur une plateforme de traduction, il y a un outil permettant de connaître le tarif moyen de la communauté, selon les paires de langue mais aussi la spécialisation, au mot et à l’heure. Outil très appréciable quand on ne sait pas encore quel tarif appliqué.

 

Pour mes paires de langues, donc RU-FR et ES-FR, le tarif dit standard est respectivement de 0.11€/mot et 0.10€/mot, et minimum de 0.08€/mot et 0.07€/mot. Disons qu’un feuillet représente environ 250 mots et qu’une page A4 est un double feuillet, soit 500 mots, ça reviendrait à minimum 40€ la page en RU-FR et 35€ en ES-FR.

 

Voilà maintenant où je veux en venir. Sur cette même plateforme, un donneur d’ordre propose la traduction RU-FR de 24 pages en PDF, certes, certaines pages n’ont que des images, d’autres pas beaucoup de mots… pour $25, soit 21€. Pour le tout ! Et cela lui semble normal… Je suis plutôt du genre à sous-estimer mes capacités, je l’avoue, cela prend du temps pour enfin se rendre compte de sa valeur. Mais sa proposition de ce matin m’a vraiment mise en rogne… ! Comment peut-on à ce point dénigrer le travail du traducteur ? N’est-il pas aussi important que le travail du rédacteur ?

 

J’adore mon boulot. J’adore traduire, découvrir de nouveaux sujets, relever de nouveaux défis, mais cette proposition a vraiment fait mal. Ce n’est pas la 1ère fois et ça ne sera pas la dernière, car tant qu’il y aura des traducteurs capables d’accepter un si bas prix, les donneurs d’ordre continueront sur leur lancée…

 

Alors, amis traducteurs, n’acceptez pas des tarifs si bas, ne vous sous-estimez pas, ne sous-estimez pas la traduction, votre valeur… Et chers clients, prenez conscience aussi de la valeur d’une traduction, ce n’est pas qu’un vulgaire copié-collé de Google Translate !

 

#FinDuCoupDeGueule

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