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Ecriture inclusive (part. 1)

L'écriture inclusive : en fait c'est quoi ?

Ecriture inclusive par-ci, écriture inclusive par-là...

 

Le sujet fait débat depuis plusieurs semaines déjà, divisant la France en 2, d'une part les partisans du pour, d'autre part les contres, comme l'Académie Française pour qui la langue française serait en "péril mortel"

 

L'écriture inclusive a été conçue dans le but d'assurer l'égalité entre les hommes et les femmes et de lutter contre les stéréotypes liés aux sexes. Cette polémique est née du "Guide pratique pour une communication sans stéréotype de sexe" publié en 2015 par le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes.

"Le masculin l'emporte sur le féminin".

 

Cette règle de grammaire, nous l'avons tous appris à l'école. Une règle qui, à l'époque, pour la plupart ne nous paraissait ni injuste, ni absurde, même s'il y a un homme pour 100 femmes. Mais depuis quelques temps, cette règle fait débat et une nouvelle forme d'écriture a fait son apparition.

 

Une écriture dont le but est de mettre le féminin à égalité avec le masculin. Faire changer les mentalités hommes/femmes par le langage, est-ce possible ?

Je suis une femme.

 

Je ne me revendique pas féministe mais je n'aime pas les injustices inégalitaires, dans tous les domaines : hommes / femmes, riches / pauvres, blancs / noirs, français / étrangers, etc etc.

 

Le débat actuel sur l'écriture inclusive a réveillé quelque chose en moi. Rien de bon, rien de mauvais, mais certaines réflexions. Je ne suis ni pour, ni contre. Enfin, non, il est plus correct de dire que je suis à la fois pour et contre. Certains points visés par cette réforme sont tout à fait légitimes et auraient dû être appliqués (ou même n'auraient jamais dû être cessés) depuis bien longtemps. D'autres par contre, et cela n'engage que moi, me semblent réellement irréalisables !


3 règles principales

Dans un premier temps, rappelons les 3 principales règles de l'écriture inclusive :

  • Règle n°1 : Mentionner par ordre alphabétique les termes au féminin et au masculin
  • Règle n°2 : Utiliser un point milieu (aussi appelé point médian) pour marquer le genre des mots
  • Règle n°3 : Ne plus utiliser les majuscule de prestige à Homme ou Femme.

Ok, décortiquons tout ça :

Règle n°1 :  Mentionner par ordre alphabétique les termes au féminin et au masculin

En fait, avant même de parler de cette première règle, il faut savoir que l'écriture inclusive cherche également à féminiser les métiers qui ne le sont pas déjà, et à masculiniser d'autres.

Exemple : "plombier, plombière", "maire, mairesse", "chirurgien, chirurgienne" mais aussi "femme de ménage, homme de ménage". Ceci nous permettrait de ne plus "cataloguer" un métier ("Quoi !! Une femme est plombier !? Mais c'est un métier d'homme !"), car ce n'est pas parce qu'il y a une majorité d'hommes que c'est un métier masculin (l'inverse est également vrai, par exemple, bien qu'il y ait une majorité d'infirmières, il y a aussi des infirmiers :))

 

Donc, suite à cela, revenons sur l'ordre alphabétique. Eh bien moi je dis OUI ! Après tout, les hommes ne cessent de nous rabâcher, quand ça les arrange, c'est-à-dire au moment de payer la note au resto en général : "Ah ben vous vouliez l'égalité hommes - femmes, la voilà !". Donc là, oui, je prends. On ne dira plus "plombiers et plombières" mais "plombières et plombiers". Bon, à l'oral, c'est sûr, c'est une certaine gymnastique, lutter contre des décennies d'automatisme de "masculin l'emporte sur le féminin" ça n'a rien de simple !

 

Cette modification en entraîne une autre, qui est la fin de l'accord en genre et en nombre avec le masculin. Pour se faire, 2 règles pourraient être mises en place : l'accord par la majorité ("le plombier et les plombières sont occupées") et/ou par la proximité ("les plombières et les plombiers sont occupés"). Tout ceci est relativement facile à appliquer. Contrairement à la règle n°2 (enfin, ce n'est que mon avis personnel).

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